Ma vision
L'IA n'est pas un sujet informatique. C'est un sujet de direction.
L'IA agentique redistribue le temps, les marges, les métiers, les rapports de force. Ce sont des décisions de direction générale, pas des tickets pour la DSI. Un dirigeant qui la pratique sait ce qu'elle vaut, ce qu'elle coûte, ce qu'il peut en exiger. Un dirigeant qui la délègue en fera une ligne de budget qu'il ne comprend pas.
Je crois qu'elle augmente les équipes, elle ne les remplace pas. Un agent bien briefé travaille comme un junior brillant : il exécute vite et ne se lasse jamais d'itérer. Le jugement final reste humain. Votre rôle de senior, placer le curseur du contrôle au bon endroit, ne disparaît pas avec l'IA. Il devient central. Pour un entrepreneur, c'est encore plus direct : l'IA agentique est la première équipe qu'il peut s'offrir, sans recruter ni manager.
Je crois qu'il faut pratiquer d'abord, structurer ensuite. Les plans de transformation écrits avant d'avoir pratiqué restent des déclarations d'intention. L'ordre inverse fonctionne : rendre l'équipe dirigeante opérationnelle en quelques semaines, puis bâtir la gouvernance sur des usages réels. D'abord l'autonomie, ensuite le contrôle.
Je crois enfin que les outils changeront. Ce que je transmets doit leur survivre : des méthodes de travail et des compétences portables, qui vous appartiennent. Votre façon de travailler ne doit dépendre d'aucun fournisseur.